dimanche 30 octobre 2011

Deux organisations étudiantes s'unissent contre le doublement de la taxe sur les mutuelles

En début de semaine, deux organisations étudiantes ont décidé de se réunir pour une même cause : lutter contre le doublement de la taxe sur les mutuelles. A cet effet, ces deux syndicats appellent le gouvernement à les recevoir, pour lui demander la mise en place de mesures d’urgence ou de solutions alternatives.

Quelques mots sur ces deux organisations étudiantes

Peu habituées à travailler ensemble, ces deux organisations étudiantes, dont l’Unef (Union Nationale des Etudiants de France) et la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) se sont pourtant unies dans l’urgence pour une seule et même cause : lutter contre le doublement de taxe spéciale sur les conventions d’assurances, ainsi que ses conséquences dramatiques au niveau de la santé des étudiants. Leur principal but étant de faire annuler le doublement de cette taxe, au moins pour les étudiants.

Les mesures d'urgence proposées

Tout d’abord, ces deux organisations étudiantes demandent ainsi, comme dit précédemment, une exonération de la taxe sur les mutuelles étudiantes. Mais outre cela, elles appellent aussi à un accès de droit à l’aide à la complémentaire santé (ACS) et/ou à la CMU complémentaire pour les boursiers. La mise en place d’un chèque santé national est aussi proposée, pour prendre en charge les frais d’une complémentaire santé. Des propositions qui doivent effectivement entrer dans le cadre des diverses actions du gouvernement concernant la santé de nos jeunes étudiants, vu leur situation actuelle.

La réalité des étudiants

Selon les chiffres rapportés par une enquête de la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants), 19% des étudiants n’ont pas de mutuelle (contre 13% en 2005), un étudiant sur trois a renoncé à consulter un médecin faute de moyens, et ont eu recours à l’automédication. Philippe Loup, président de la Fage, d’ajouter que « la moitié des étudiants vivent avec moins de 600 euros par mois. Dans leur budget, fatalement, la santé passera après l’alimentation, le logement et les frais liés à leurs études ».

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